Ici Monsieur X

Ici Monsieur X
Monsieur X le retour mais cette fois-ci sans Caly qui d'ailleurs est ma première groupie ^^

Notre fiction => <=

Quoi d'autre ?... Rien... Ah si quelques petites choses vite faites :


1) L'espace pub = ici
2) J'accepte toutes les critiques, bonnes ou mauvaises alors n'hésitez pas à me donner votre avis.
3) tu peux aussi donner ton avis => , , et ici aussi
4) Les commentaires rageux seront supprimés. Si t'aimes pas tu lis pas c'est tout simple si tu comprends pas ça, tu peux t'inquiéter. Inutile de me faire perdre mon temps.

A part ça ben... Bonne lecture !

~~~~PUB~~~~

# Posté le mardi 21 octobre 2008 10:02

Modifié le samedi 21 novembre 2009 04:46

CHAPITRE 1 : Path

CHAPITRE 1 : Path

Je marche sur le bord d'une petite route de campagne, il fait nuit, il fait froid, je suis emmitouflé dans une écharpe ainsi que dans une veste deux fois trop grande pour moi. Je garde la tête baissée fixant mes baskets à peine visibles dans le noir. Alors que je traverse la route afin de m'engager sur un petit sentier qui se trouve de l'autre côté, je me retrouve ébloui par les phares d'une voiture, j'entends un crissement de pneu faisant virevolter les graviers de chaque côté du véhicule. Je ne peux pas bouger, je suis complètement paralysé. Un choque, un boum, une douleur puis plus rien, c'est le noir complet...

*
Il y a une lumière blanche, je distingue une forme noire à travers, une ombre, non une silhouette se faisant de plus en plus nette. Puis cette voix qui bourdonne dans ma tête, qui m'appelle. L'atmosphère se réchauffe et je me surprends à ouvrir les yeux pour enfin découvrir mon interlocuteur.

??? : Tom...Tom ! Tom réveilles toi bordel ils vont arriver !
Tom : Qu... Quoi ?
??? : Vite fais tes valises il faut qu'on parte !


Un garçon au look hors du commun est assis sur le lit à côté de moi, il me secoue par les épaules.

Tom : Qui... Qui es-tu... ?
??? : C'est moi Bill ! TOM LEVES TOI ! Ils s'en sont pris à maman !


Je me frotte les yeux pour que ma vue se fasse nette. Je ne comprends pas ce qu'il raconte.

Tom : Mais qu'est ce qui se passe ? Qui s'en est pris à... maman ?
Bill : La Fumée Noire, putain Tom lèves toi et bouges ton cul je te raconterai tout dans la voiture !


Je ne cherche pas plus loin, je me lève et enfile les vêtements qu'il me lance en le regardant sortir deux grosses valises et les remplir de tout ce qui se trouve dans l'armoire, puis il me lance une petite mallette en plastique.

Bill : Occupes toi des affaires de toilette... Au fond à gauche.

Je ne comprends toujours pas et ne cherche même pas à comprendre. Je n'ai jamais vu quelqu'un aussi paniqué, c'est que ce doit être sérieux. Je sors de la chambre et file au fond à gauche comme il me l'a indiqué. J'y trouve la salle de bain. J'ouvre les placards et remplis la mallette comme je peux. Une fois ceci fait je retourne vers l'inconnu qui se trouve à présent devant les escaliers une valise dans chaque main. Nous descendons et prenons une porte qui donne directement sur le garage.

Bill : Mets tout ça dans la voiture je reviens.

Il me lance des clefs que je rattrape de justesse. J'ouvre le coffre du pick-up noir et y balance toutes les affaires. Il revient et jette un sac à dos bleu genre randonnée avec le reste. Il rentre dans le pick-up du côté passager et actionne l'ouverture automatique de la porte du garage avec une télécommande. Je monte dans le véhicule à mon tour, attache ma ceinture, mets le contact et donne quelques coups sur l'accélérateur pour faire gronder le moteur. Puissante la bête au passage. Une fois la porte entièrement ouverte je vois deux hommes dressés devant le garage à l'extérieur.

Bill : FONCE ! FOOONCE !

Alors que deux autres hommes viennent d'entrer dans le garage par l'intermédiaire de la porte par laquelle nous sommes arrivés cinq minutes plus tôt, j'enclenche la première et enfonce l'accélérateur sans me demander de ce qui adviendra des deux colosses postés devant nous. Ils sautèrent sur le bas côté voyant que je n'hésiterai pas à leur rouler dessus. Au bout de la rue Bill m'indique le chemin à prendre pour sortir de la ville... Au loin j'aperçois un panneau avec écrit « Hambourg » barré en rouge... Nous voilà en route vers... En faite je n'en sais rien...

# Posté le jeudi 23 octobre 2008 04:01

Modifié le lundi 29 décembre 2008 20:38

CHAPITRE 2 : Indigo

CHAPITRE 2 : Indigo

Voilà trois heures et demi que nous sommes sortis de Hambourg. Nous n'avons fait pas loin de deux cents cinquante kilomètres. Nous sommes sur une route du style... mexicaine, vous voyez le genre ? Le bitume à l'air de s'étendre sur plusieurs centaines de kilomètres et le paysage est désertique. Je ne sais pas quel chemin j'ai pris pour en arriver là mais je ne me suis pas loupé, ça m'étonnerai que les hommes à la carrure impressionnante nous retrouvent.
Bill n'a pas dit un seul mot depuis que nous avons quitté la ville. Il est juste allé se mettre sur la banquette arrière. Je ne sais toujours pas qui il est ni ce que je fais ici... Je ne sais même pas qui je suis moi-même, je sais juste que je m'appelle Tom, même mon nom de famille je l'ai oublié pour tout vous dire...
Je le regarde régulièrement à l'aide du rétroviseur. Son look bien particulier éveille ma curiosité et je ne cesse de le dévisager. Il regarde en direction de la fenêtre. Il à l'air à des kilomètres d'ici. Je me décide à prendre la parole :

Tom : Pardonnes moi si ma question te dérange mais je ne me souviens de rien... Qui es-tu ? Nous sommes de la même famille ?

Il me regarde comme si je venais d'une autre planète ce qui a le dont de me mettre mal à l'aise, j'ai l'impression d'avoir sortie une bulle plus grosse que moi.

Bill : Je ne pensais pas que ce serait si grave... dit-il sur un ton qui se voulait exaspéré en même temps qu'il levait les yeux au ciel.
Tom : Je... Je suis désolé.

Je me re-concentre sur la route.

Bill : Non excuse moi Tom c'est moi qui suis désolé je suis sur les nerfs, je ne devrai pas m'en prendre à toi, ce n'est pas ta faute. Pour te répondre, oui nous sommes de la même famille tu es mon frère, mon frère jumeau.
Tom : Oh...


Il vient se remettre sur le siège passager.

Bill : Tiens regardes un panneau. Il indique un hôtel à cinq kilomètres environs. Il commence à faire nuit on devrait y prendre une chambre.

*
Nous sommes arrivés, je me gare entre deux autres véhicules et sors du pick-up avec Bill

Bill : J'espère qu'il n'y aura pas de cafards, je déteste ça ! Tu peux allé nous réserver une chambre pendant que je prends tout ce dont on a besoin ?
Tom : Bien sûr.


Je me dirige vers le bâtiment dont la peinture de la façade qui autre fois devait être blanche est à présent jaune et craquelée. Alors que je tourne la poignée pour entrer, je me prépare déjà à voir un plancher poussiéreux et des murs aux tapisseries décollées, bref un endroit miteux remplit de cafards et qui pu le renfermé comme dans les films américains. Mais à ma grande surprise il n'y à rien de tout ça, l'endroit est même tout à fait décent. Une moquette rouge recouvre le sol tendit qu'une peinture blanche tapisse les murs. Ca ne sent pas le renfermé mais la lavande. Des pots de fleurs décorent chaque coin de la pièce. Après cette rapide inspection, je marche en direction de l'accueil.

Maître d'hôtel : Bonjour monsieur, que puis-je pour vous ?
Tom : Je désire prendre une chambre pour mon frère et moi.
Maître d'hôtel : Bien sûr, je peux vous proposer une chambre avec deux lits une place, une avec deux lits deux places ou encore une avec un lit deux places.
Tom : Euh...
Bill : Un lit deux places s'il vous plait.


Le maître d'hôtel dévisage Bill avant de se retourner pour prendre une clef accrochée au fond d'un casier en bois. C'est vrai que ce n'est pas tout les jours qu'on voit un mec à l'allure androgyne avec des vêtements moulants, des cheveux long en pétards ainsi qu'une tonne de maquillage étalé sur le visage.

Maître d'hôtel : Voilà messieurs, deuxième étage porte vingt-trois.
Tom : Merci.


Arrivés dans la chambre, je dépose nos affaires au pied du lit et vois Bill se laissé glisser contre la porte après l'avoir verrouillée. Il éclate en sanglot. Je ne sais pas quoi faire, j'ai cette impression de me retrouver face à un inconnu. J'hésite un instant puis finalement je m'agenouille devant lui et pose mes mains sur ses genoux. Il me regarde les yeux rougit et me saute au cou pour me serrer fort contre lui. Je me sens mal, mal de ne pas le soutenir en partageant sa souffrance et sa crainte. Il s'arrête enfin.

Bill : Mon pauvre, tu ne dois rien comprendre. Viens je vais t'expliquer.

Il se met en tailleur sur le lit et je m'assieds à côté laissant mes pieds par terre.

Bill : Il y a un mois de ça, tu as eu un accident. Une voiture t'a renversé et tu es resté trois semaines dans le coma. Tu t'es réveillé il y à une semaine à peine mais avec beaucoup de séquelles.
Tom : Je... Je ne me souviens plus de rien.
Bill : Le médecin nous a dit à maman et moi que tu étais amnésique et qu'il y avait très peu de chances pour que tu retrouves la mémoire... que tu ne retiendrais certainement pas non plus les premiers jours après ta sortie de l'hôpital.
Tom : Alors qui suis-je ?
Bill : Tu t'appelles Tom Kaulitz, tu as dix huit ans, et tu es un drogué...
Tom : ...
Bill : Les hommes que nous avons vu en partant de la maison, ce sont les hommes de main de Kyro, le chef de La Fumée Noire, une secte assez... spéciale. Un jour que nous nous promenions dans la rue, des mecs louches nous ont abordés. Ils ont était super sympa et nous ont conduit à leur QG. C'est là que nous avons découvert les joies des produits illicites. Les premiers jours nous consommions gratuitement. C'est quand nous sommes devenus accro que l'on nous a demandé de payer. Evidemment nous ne le pouvions pas c'était bien trop au-dessus de nos moyens. C'est comme ça que les petits nouveaux se font piéger. C'est aussi là que Kyro est apparût... Il nous a proposé un marché, Nous faisions à présent partie de la secte. On consommait gratuitement et en contre partie nous devions lui rendre des services... Tu lui faisais des courses importantes alors que moi... Je... Je ne vais pas dire que je me prostituais mais c'était tout comme...
Tom : Bill...
Bill : Non Tom laisses moi finir. Je n'étais pas contraint de faire ça, c'est moi qui avais choisi... Le jour ou j'ai goûté au sexe avec un mec de la secte j'en suis devenu accro et j'ai demander à Kyro de me placer dans cette branche, je trouvais ça moins fatiguant que de faire les courses qu'il me demandait enfin non c'était peut être aussi fatigant mais au moins je prenais mon pied ! Il y avait toutes sortes de clients, aussi bien des femmes que des hommes. Le tarif variait en fonction de ce que voulait la personne. Bien entendu tout ce que je gagnais revenait à Kyro. Le jour où je lui ai dit que tu ne reviendrais pas et que moi non plus car je voulais rester à tes côtés pour t'aider à retrouver la mémoire il est devenu fou de rage me disant que les membres de La Fumée Noire ne pouvaient pas en sortir, qu'ils se devaient de rester fidèle et de lui offrir leurs services jusqu'à la fin de leur vie.
Tom : Qu'est ce... Qu'est ce que je prenais comme drogue ?
Bill : Tu étais allé jusqu'à la coke... Et tu prenais des doses importantes... Donc tu risques d'avoir des moments de manque.
Tom : Et... Et toi ?
Bill : J'étais resté au shit donc ce n'est pas bien grave maintenant que j'y réfléchis j'y allais surtout pour le sexe...


Des larmes roulèrent le long de ses joues laissant une traînée noire de maquillage.

Bill : On s'est fait piéger Tom... Il m'a menacé, il disait que si je ne ramenais pas mon cul et le tiens il nous le ferait payer. Je... Je ne pensais pas qu'il serait capable de ça...

C'est alors que je me rappelle mon réveil brutal.

[FLASH BACK]

Bill : C'est moi Bill ! TOM LEVES TOI ! Ils s'en sont pris à maman !
Tom : Mais qu'est ce qui se passe ? Qui s'en est pris à...maman ?
Bill : La Fumée Noire...

[FIN FLASHBACK]


Tom : Maman ?
Bill : Oui. Juste avant que je ne monte te réveiller Kyro m'a appelé et j'entendais crier maman à l'autre bout du téléphone. Je ne sais pas ce qu'il lui faisait mais elle crier vraiment très fort, des cris étouffées par des sanglots puis quand il m'a dit que c'était bientôt notre tour j'ai compris qu'il était en route lui et ses sbires. J'ai eu si peur Tom. Ces enfoirés ont tué maman... Je ne savais pas quoi faire alors j'ai décidé de te réveiller pour qu'on parte. Je suis égoïste je n'ai rien fait pour elle.


Il sanglote de plus belle. Je le prends dans mes bras et le berce de façon à le calmer.

Tom : Chuuuuut... Ils ne nous retrouveront pas
Bill : Tu... Tu ne te... ra-rappelles plus de co-comment il est, il est capable de nous ch-chercher aux quatre coins du monde !


Il est secoué de spasmes, je lui caresse les cheveux et lui murmure à l'oreille.

Tom : Alors débrouillons nous pour ne pas s'y trouver quand lui y sera...
Bill : ...Merci, heureusement que tu es là. Tu as peut être perdu la mémoire mais tu es toujours aussi réconfortant.


Il me sourit, je ne peux m'empêché de faire pareil.

Bill : J'ai envie d'une douche mais je te laisse y aller en premier sinon tu risques de râler parce que je mets trop de temps. Je nous ai pris des affaires. Les tiennes sont dans la valise de gauche.

Je m'accroupis devant et ouvre la fermeture éclair. Je sors un pantalon que je déplie devant moi, ouaw très joli et très large. J'avoue que c'est très confortable. Je sors aussi un large t-shirt puis fouille encore un peu pour trouver un boxer. Ce blanc là ira très bien.
J'entre dans la salle de bain et dépose mes affaires sur un petit tabouret à côté du lavabo. J'enlève ma casquette et mon bandana puis vient le tour de mon t-shirt mais je m'arrête en plein milieu de mon geste en regardant Bill qui se trouve devant le lavabo en pleine séance de démaquillage.
En sentant mon absence de mouvement il tourne la tête vers moi.

Bill : Qu'est ce qui t'arrive ?
Tom : Ben... J'attends que tu sortes pour prendre ma douche.
Bill : Tom je te signale qu'on est jumeaux et que j'ai le même corps que toi ! On a toujours fait comme ça, c'était notre petit rituel du soir : Alors que je me démaquillais tu prenais ta douche puis on parlait de tout et de rien. En ce moment c'est vraiment la chose que je ne veux pas laissé tomber... S'il te plait mets ta pudeur de côté avec moi.
Tom : Euh... Ok.


Je reprends ce que j'étais en train de faire. J'hésite tout de même au moment ou c'est le tour de mon boxer mais comme il dit, nous sommes frère, je n'ai pas à être gêné. J'entre dans la cabine de douche et referme la porte en verre. L'eau met un peu de temps à chauffer mais elle finit par être de la partie. Ca détend, enfin quelque chose que je reconnais aujourd'hui. Je me savonne et demande :

Tom : Tu as une idée où aller ?
Bill : Non... Aucune.
Tom : Comment va-t-on subvenir à nos besoins ?
Bill : J'ai pris des provisions, tu sais le sac bleu que j'ai balancé en revenant dans le garage. Puis j'ai aussi pris tout l'argent que... que maman économisait dans un petit coffre fermé avec un cadenas dans sa chambre...
Tom : Tu connaissais la combinaison ?
Bill : Oui. Un jour je l'avais surprise en train de regarder sous son bureau, elle y avait collé un post-it avec le code marqué dessus. Nous avons à peu près cinq milles deux cents euros.


Je me rince et sors. Il me tend une serviette que j'enroule autour de mes hanches.

Bill : Tu as faim ?
Tom : Je meurs de faim !
Bill : Je vais appeler le room service.
Dit-il en souriant.

Le temps de m'habiller et je sors le rejoindre. Il est face à moi le visage livide.

Tom : Bill ? Ca va ?

Il relève la tête et me regarde. Je vois la peur dans ses yeux...

Tom : Qu'est ce qui se passe ?

Il me tend l'objet qu'il a dans les mains... C'est son portable, il vibre. Je regarde l'écran qui indique l'appelant... C'est Kyro.

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 02:21

Modifié le mercredi 25 février 2009 09:14

CHAPITRE 3 : Start again

CHAPITRE 3 : Start again

Mon c½ur s'emballe, mes jambes mollissent, je tremble de tous mes membres.

Bill : Qu'est ce qu'on fait... ?

Je fronce les sourcils me disant qu'il ne faut pas se laissé intimider.

Tom : Rien.

Je refuse l'appel, éteins le portable et l'ouvre pour prendre la puce que je tords dans tous les sens avant de la jeter dans les toilettes et de tirer la chasse.

Tom : Il veut nous faire peur. Il ne faut pas rentrer dans son jeu sinon nous sommes fichu. J'ai un portable moi aussi ?
Bill : Oui il est dans ta valise juste sous tes jeans.


Ma puce a droit au même sort.

Tom : Alors on l'appelle ce room service ? Je lui souris de toutes mes dents.

*
Mon ventre va éclater tellement je me suis gaver de nourriture !

Bill : Bon je vais prendre ma douche et je me couche, je n'en peux plus.
Tom : On part à l'aube ?
Bill : Ouais c'est une bonne idée.


Je le suis et me brosse les dents pendant qu'il se savonne. Je me mets rapidement en boxer et me glisse sous les draps.
Alors que j'étais à deux doigts de m'endormir je sens le lit s'affaisser.

Bill : Tom... Tu dors ?
Tom : Non.
Bill : Je me demandais on a plus de portable comment on va pouvoir se réveiller demain si on veut partir à l'aube ?
Tom : Mince... Attends peut être que...


J'allume la lampe de chevet et prends le téléphone à côté sur la table de nuit. J'appuie sur la touche « accueil ».

Tom : ... Bonsoir, désolé de vous déranger. Je voulais savoir si c'était possible de nous réveiller demain à cinq heures trente... Chambre vingt-trois... Merci beaucoup, bonne nuit. Et voilà ! C'est ok pour demain, ils nous appelleront.
Bill : Super. Bonne nuit.
Tom : Bonne nuit.


*
Driiiiing driiiiing driiiiing

Bill : ...Merci beaucoup... Aurevoir.

J'ouvre les yeux. Je m'étire en laissant un gémissement m'échapper.

Tom : Tu as bien dormi ?
Bill : Moyen... Et toi ?
Tom : Ca va.


Bill se lève et part s'enfermer dans la salle de bain. Je me lève à mon tour et m'habille. Je frappe à la porte.

Tom : Bill je peux entrer ?
Bill : Evidemment pourquoi tu demandes !


J'entre. Il est en plein lissage. Je prends ma brosse à dents dans la mallette de toilette et abuse du dentifrice. Je veux me sentir frais ! Je rince tout ça et attache mes dreads, les recouvrant de mon bandana et de ma casquette. On ne dirait pas comme ça mais il faut avouer que je suis un beau gosse. Je m'appuie contre le mur et regarde Bill se coiffer et se maquiller. J'ai vraiment du mal à croire que nous sommes jumeaux, il est tellement différent de moi. Mais je dois avouer que ce style androgyne lui va à merveille et puis il faut dire qu'il sait se mettre en valeur. Un fois son rituel terminé nous prenons nos affaires et descendons à l'accueil payer la chambre et le repas d'hier soir. On met tout dans le coffre et nous nous mettons en route.
Après une heure où je n'ai pas cessé de maintenir l'accélérateur enfoncé, on arrive à un carrefour...

Tom : Quelle direction ?
Bill : Hmmm droite.


A chaque rond point, embranchement, carrefour je lui demandais quelle direction prendre. Bien sûr il n'en savait rien et ça donnait quelque chose dans le genre : « A gauche, non à droite plutôt, ou alors non vas tout droit » A un moment j'ai même fait dix tours de rond point tant il n'arrivait pas à se décider. Les conducteurs nous regardaient comme si nous venions d'un autre monde. Ca ne leur est jamais arrivé à eux d'hésiter sur une direction à prendre ?
Il est treize heures, cela fait maintenant presque six heures que nous roulons. Je commence vraiment à avoir mal aux jambes.

Tom : Je vais m'arrêter sur cet aire d'autoroute, j'ai besoin de me dégourdir les jambes et surtout d'aller aux toilettes.

Il acquiesce. Je me gare. Les toilettes sentent horriblement mauvais, c'est limite si je dois faire de l'apnée. Une fois ma petite affaire faite je me lave les mains et rejoins Bill à l'extérieur. Bizarre il n'est pas à côté de la voiture ni sur l'aire de repos.

Tom : Bill !

Pas de réponse... Je m'aventure près d'une petite forêt une cinquantaine de mètres plus loin. J'entends des feuilles craquer derrière un arbre au tronc volumineux. J'avance lentement prêt à me défendre si il le fallait. J'entends un gémissement... Je fais encore quelques pas et...

Bill : Tom ! Non mais tu pourrais respecter quand même !
Tom : Bah... Euh... pa... pardon, je ne savais pas que...
Bill : Bouges de là ! je te rejoins dans le pick-up.


Je retourne à la voiture et m'y enferme. Je suis vraiment gêné, il était avec un type qui avait sa main directement dans son pantalon et la langue dans sa bouche. Non mais il est si avide de sexe que ça lui ?! Au point de le faire avec le premier inconnu qu'il voit ?!
Cinq minutes passent et je le vois revenir comme une fleur comme si il ne s'était rien passé. Non mais j'y crois pas il est vraiment sans gêne !

Tom : Tu fais souvent ça avec des inconnus toi ? Super ta façon de faire connaissance, bravo !
Bill : Déjà ce n'était pas un inconnu car si tu n'avais pas perdu la mémoire tu aurais reconnu Johan, un mec avec qui je suis sorti deux ou trois semaines je ne sais plus. Il est au même lycée que nous.
Tom : Et ça te prend souvent de te faire tripoter derrière un arbre par tes ex ?
Bill : Non mais de quoi je me mêle ! Tu crois que t'es mieux toi avec toutes les salopes du lycée que tu ramenais à la maison ? Moi au moins je le connais déjà tu vois !
Tom : Je...
Bill : Oui oui je sais tu ne t'en souviens pas mais t'es comme ça je te signale, t'es un serial niqueur en puissance mon gars alors évites de me faire la morale hein ! MERCI !


Alors comme ça je baise à droite à gauche avec n'importe quelle fille hein ? Ca confirme ce que je me disais ce matin... J'suis un beau gosse.
Je lui demande si il veut manger un bout, on a des provisions dans le coffre mais môsieur veut manger dans un restaurant. Non mais c'est qu'il est exigeant en plus ! On tombe rapidement sur un petit restau. A l'intérieur tout est calme, joli, la décoration est rustique, des pierres recouvrent les murs des poutres en bois se trouvent au plafond et du parquet bien poli est au sol. Un serveur nous souhaite la bienvenue et nous installe à une table face à face. Je commande un bon gros filet de b½uf avec des frites alors que Bill prend une escalope de veau avec un gratin dauphinois. Notre repas arrive très rapidement.

Serveur : Bon appétit messieurs dame.

Je regarde Bill étonné. J'hallucine ! Il n'a pas remarqué qu'il n'a pas de poitrine ? Il faut vraiment être débile pour louper ça avec les vêtements moulants qu'il porte. Ca saute aux yeux. Bon c'est vrai qu'aujourd'hui il est plus efféminé qu'hier car ses cheveux sont totalement lisses mais quand même ce n'est pas un gilet à capuche rayé noir et blanc qui va cacher les formes d'une femme.
Nous commençons à déguster avec lenteur. Au cours du repas il me dit :

Bill : Vise le mec à côté, depuis que le serveur a dit « messieurs dame » il n'arrête pas de me mater.

Je ne peux m'empêcher de sourire en coin en regardant mon assiette. Je prends Bill par la main et dis tout haut de façon à ce que notre voisin entende :

Tom : Si tu savais ma chérie comme j'ai hâte d'être à l'hôtel ce soir, jacuzzi, champagne, matelas à eau, cette nuit va être IN-oubliable !

Bill me regarde les yeux ronds et je lui fais un clin d'½il pour qu'il entre dans mon jeu. Il prend une voix aigue pour me répondre.

Bill : Mmmh rien que le fait d'imaginer que tu es monté comme un taureau m'excite déjà au plus haut point mon amour !

Le type s'étouffe à moitié, laisse un billet sur la table et sort du restaurant sans un mot. Bill et moi éclatons de rire et finissons de manger.

*
Nous avons roulé toute la nuit pour arriver à l'aéroport de Paris. On a décidé de se rendre le plus loin possible d'ici donc on a opté pour le Japon. On espère ainsi échapper à Kyro.
Après être sortis d'une foule de gens, je marche rapidement en direction du terminal jusqu'au moment ou je vois Bill s'arrêter et se baisser.

Tom : Bill dépêches toi, il faut encore qu'on achète les billets.

Il arrive en courant vers moi.

Tom : Achètes toi des baskets à scratch, tu éviteras de te baisser toutes les dix minutes pour refaire tes lacets.

Nous arrivons au guichet et Bill demande deux allers pour le Japon. Il sort de sa poche l'enveloppe contenant l'argent.

Bill : Euh... Tom...
Tom : Quoi ?


Il me tend l'enveloppe... vide !

Tom : Mais !
Bill : Excusez nous, finalement on a changé d'avis.


On s'éloigne et je prends Bill dans un coin. (yaaaaaaaa)

Tom : Ne me dis pas que tu as perdu l'argent !
Bill : Je... Je ne comprends pas, les billets... ils étaient là ! J'ai vérifié en sortant de la voiture. Quelqu'un a dû prendre l'argent et remettre l'enveloppe à sa place. Le problème c'est que je ne voie pas quand est ce que ça a pu arriver !
Tom : Certainement quand on est rentré et qu'on s'est tous retrouvés collés les uns aux autres...Putain mais comment on va faire sans argent ?!


Bill s'assied et médite un long moment avant de se relever et de me dire :

Bill : On va tout simplement passer sans payer !
Tom : Mais t'es malade ! On ne pourra jamais monter dans l'avion !
Bill : Tu as confiance ou pas ?!
Tom : Bah euh... ça dépend...


Il sourit puis court vers l'hôtesse de l'air qui se trouve devant la porte donnant accès à l'allée qui mène à l'avion et se met à pleurer comme un gosse. Il arrive à faire ça sur commande lui ?! Décidément il m'épate !

Bill : Je vous en supplie, laissez moi passer je dois retrouver ma mère. Il ne faut pas qu'elle parte, il ne faut pas qu'elle m'abandonne...
Hôtesse : Désolé jeune homme mais je ne peux pas te laissé passer si tu n'as pas de billet.
Bill : Mais elle est mourante ! Je ne la reverrai certainement plus jamais !
Hôtesse : Je... Ne bouges pas je préviens la sécurité pour qu'ils la retrouvent, peux-tu me donner son nom ?
Bill : Non ! C'est à moi de la trouver !


Il pousse l'hôtesse ainsi que toutes les personnes sur son passage et se remet à courir en slalomant entre les gens. L'hôtesse s'affole et appelle la sécurité qui ne tarde pas à arriver. Ok... C'est à mon tour de passer à l'action. Je jette un coup d'oeil autour de moi et cours vers l'hôtesse en prenant soin d'emporter les valises. Je passe sans m'arrêter mais lui crie au passage :

Tom : Désolé mon frère sort tout juste d'un hôpital psychiatrique !

Je continue de courir sans regarder derrière moi et balance nos valises sur le tapis roulant. Une main se pose sur mon épaule.

Sécurité : Eh toi ! Où comptes-tu aller comme ça ?

Je la lui retire violemment et reprends ma course effrénée.

Sécurité : Arrêtez le !

Alors que deux colosses se dressent devant moi je prends un virage m'emmenant dans un étroit couloir. Je passe la porte du fond et me retrouve dans un nouveau couloir faiblement éclairé. J'entends des pas derrière la porte que je viens de passer, ils savent que je suis là. Mon c½ur s'emballe de plus belle, l'adrénaline me prend tout mon oxygène, j'ai du mal à respirer. Je comptais tourner à gauche au bout du couloir mais je n'en ai pas le temps car au moment où je passe à côté d'une porte entrouverte avec marqué « interdit au public » je sens quelque chose me tirer à l'intérieur. Je m'étale par terre puis la porte se referme. Me voilà dans le noir complet.

Tom : Qui... Qui est ce ??!
Bill : Chut Tom c'est moi
Tom : Tu es dingue d'avoir fait ça, on va se faire arrêter !
Bill : Si tu ne te la fermes pas c'est sûr qu'on va se faire arrêter ! Alors tais toi parce qu'ils arrivent !


Des bruits de pas rapides se font de plus en plus entendre lorsque les mecs de la sécurité passent devant la porte puis diminuent alors qu'ils s'éloignent.

Bill : Super mon plan a marché...
Tom : Comment ça... Comment tu savais que j'allais passer par là ?
Bill : Je le sais c'est tout ! On est pareil. Allez viens.
Tom : Et tu comptes aller où ?
Bill : Dans la soute Tom ! Dans la soute !


Je secoue la tête en signe de désespoir, ce mec est complètement barge.
Il ouvre la porte, regarde à droite et à gauche avant de me faire signe de le suivre. On repasse la porte par laquelle je suis entré et nous nous fondons dans la foule. On marche côte à côte en restant aux aguets. Alors que nous étions à quelques mètres de la porte qui donne sur la piste j'entends :

Sécurité : Il sont là !!!!
Bill : Cours !


Je cours juste derrière lui, on tourne à droite, puis à gauche, puis encore à gauche. Les gardiens ne nous lâchent pas, ils sont impossible à semer !

Bill : Regarde en face il y a deux escaliers, tu vas à gauche, je vais à droite !
Tom : Ok !


Au bout je tourne à gauche et monte les escaliers pendant que Bill lui monte ceux de droite.
Je vois une énorme plante pas loin. Je décide de me cacher à l'intérieur. Les gardes me dépassent et je repars discrètement vers l'endroit où Bill et moi nous sommes séparés. Il arrive à son tour. Il me sourit et me prend par la main. On retourne rapidement devant les portes vitrées puis sortons pour de bon cette fois. On marche en direction de notre avion qui n'est qu'à une trentaine de mètres quand il me plaque contre un tas de caisse empilées les unes sur les autres. Il m'embrasse sauvagement le cou en s'agrippant à mon torse ce qui m'arrache un frisson, il remonte vers mes lèvres et s'arrête à quelques centimètres de celles-ci. Je comprends très vite son geste lorsque je vois un bagagiste arriver à notre hauteur. Il s'arrête en nous voyant.

Bagagiste : Dites donc tout les deux, savez vous que vous n'avez pas le droit d'être ici ?
Bill : Excusez nous, nous avons juste eu quelques... Pulsions.
Bagagiste : Où sont vos parents ?
Bill : C'est le petit groupe là-bas
dit-il en montrant du doigt un groupe de personne.
Bagagiste : Allez déguerpissez je ne veux plus vous voir dans les parages ou j'appelle la sécurité.

Il s'en va. Je fixe toujours mon frère la bouche entre ouverte.

Bill : Hé ! Ne me regardes pas comme ça, il fallait bien que je fasse quelque chose.
Tom : ...Ouais ben tu aurais pu trouver autre chose alors !
Bill : Rooo pourquoi ? Je t'émoustille tant que ça frangin ?


Il se marre et on se dirige vers le petit groupe que Bill a désigné au bagagiste. Je me retourne pour voir si il est parti mais il est là en train de nous regarder.

Tom : Il ne nous lâche pas des yeux.
Bill : Attends tu vas voir... Bonjour excusez moi est ce que vous avez l'heure s'il vous plaît ?
Femme : Bien sûr. Il est huit heures cinq.
Bill : Merci.


Je regarde à nouveau à l'endroit où se trouvait le bagagiste mais il n'y est plus. Je fais un signe de tête pour faire comprendre à Bill que la voix et libre. On atteint enfin l'avion et sautons dans la soute ouverte en vérifiant que personne ne nous voit.

Nouveau chapitre bientôt en ligne.

# Posté le lundi 10 novembre 2008 03:12

Modifié le mardi 30 décembre 2008 09:27

CHAPITRE 4 : Run for your life

CHAPITRE 4 : Run for your life

On s'installe au fond derrière les montagnes de bagage.

Tom : Ce n'est pas très confortable...
Bill : Peut être mais on a pas vraiment le choix. Ou on se barre et on a une chance de survivre... quelques semaines, ou on reste ici et on se fait zigouiller par Kyro !
Tom : Tu pourrais être un peu plus optimiste, j'ai survécu à un accident, je ne tiens pas à mourir entre les mains d'un mafieux !
Bill : Mais c'est pas un mafieux Tom !
Tom : Si ! Les mafieux faut toujours qu'ils tuent tout le monde.


Il a un semblant de rire mais il s'arrête très vite quand on entend des voix se rapprocher à l'extérieur. Bill me fait signe de ne faire aucun bruit en mettant un doigt sur sa bouche.

Bagagiste 1 : Voilà c'était les derniers bagages.
Bagagiste 2 : Aller on ferme tout, l'avion décolle dans trois minutes.


La porte de la soute se ferme et une sorte de petite veilleuse à la lueur jaunâtre s'allume. C'est un bon point, au moins nous ne ferons pas le voyage dans le noir. Bill se lève et commence à fouiller toutes les valises.

Tom : Mais qu'est ce que tu fais encore !
Bill : Je cherche des objets de valeur sinon comment veux-tu qu'on survive une fois arrivés au Japon...
Tom : C'est malhonnête ce que tu fais.
Bill : Ouais ben je préfère être malhonnête que de mourir de faim et de froid !


Il n'a pas tord... J'essaie de me « fabriquer » quelque chose de confortable avec les sacs mous que je trouve aux alentours, sans grand succès mais je finis tout de même par m'endormir.

*
Je suis dans une maison que je ne connais pas. Il n'y a aucune lumière mise à part la clarté de la lune qui traverse les fenêtres. Je reste silencieux et tends l'oreille pour détecter un quelconque bruit rassurant mais rien, nada. Je fais le tour du rez-de-chaussée en visitant chaque pièce. Il n'y a personne, je ne sais pas si je dois être rassuré ou au contraire m'inquiéter. A présent je décide de passer à l'étage. Arrivé devant les escaliers j'entends un long râle aigue. Ma respiration ralentit et je stop tout mouvement, mes sens se mettent automatiquement en éveils. On dirait un... Un bébé ?

*
Je me réveil tout en sueur, tremblant comme une feuille et j'ai affreusement mal dans tout mes membres. Bill est là, accroupi à côté de moi, il me tient dans ses bras en me berçant doucement. Je gémis de douleur avant de lui demander en claquant des dents :

Tom : Qu'est ce qu'il m'arrive ?
Bill : Tu fais une crise, t'es en manque.
Tom : C'est horrible... j'ai mal de partout...
Bill : Je sais Tom, je sais... Ca va aller c'est juste un mauvais moment à passer.


Il me resserre un peu plus contre lui et je finis par m'endormir d'épuisement au bout de deux heures.

*
Je me réveil lentement et m'étire. J'ai mal à la nuque à force d'avoir dormi dans une position inconfortable.

Bill : Tu es enfin réveillé.
Tom : Il est quelle heure ?
Bill : 23h15
Tom : J'ai dormi si longtemps ?
Bill : Comme une masse.
Tom : Et toi alors, t'as dormi un peu ?
Bill : Mh mh nada je n'arrivais pas à fermer l'½il.
Tom : On atterrit dans combien de temps ?
Bill : mmh une petit heure je pense.
Tom : Dis moi Bill, comment on va faire pour sortir d'ici sans se faire prendre ?
Bill : Je ne sais pas Tom...


*
Des petites secousses nous indiquent que nous sommes en train d'atterrir. Puis à l'arrêt complet de l'appareil un bruit mécanique se fait entendre et de l'air frais envahit la soute.

Bagagiste : Mais... Mais qu'est ce que vous faites là ?! Qui êtes vous ?!
Bill : Et bien en faite... On voulait faire...
Bagagiste : Quoi ?! Un cache cache ?!


Le bagagiste s'adresse à son collègue et lui demande d'aller chercher la sécurité. Super on est très très mal barré...
Après quelques minutes passées à réfléchir à ce qu'on allait leur dire. On voit l'homme de tout à l'heure arriver avec deux mecs en costume et baraqués comme des buffles.

Sécurité : Descendez de là !!

Nous descendons sans rechigner et nous nous retrouvons les mains menottées dans le dos. Nous sommes directement emmenés dans le bureau du chef de la sécurité. Arrivés dans le bureau du big boss, les deux molosses se postent de chaque côté de la porte. Le chef se place devant nous en nous regardant d'un air mauvais puis daigne enfin ouvrir la bouche brisant ainsi le silence pesant.

Chef sécurité : J'espère que vous avez une explication à tout cela messieurs.
Tom : ...
Bill : ...
Chef sécurité : J'ATTENDS !!


Je sursaute.

Bill : C'est notre chien Budy, il a sauté dans la sou...
Chef sécurité : ASSEZ ! LES CHIENS SONT INTERDIT A L'AÉROPORT, JE VEUX LA VERITÉ !
Tom : OK OK ! Nous avions une enveloppe contenant l'argent que notre mère nous a remis avant sa mort et au moment de payer nos l'argent n'était plus là voilà.
Chef sécurité : Et c'est une raison pour vous cacher dans une soute ?!
Tom : ... Non...
Chef sécurité : Pourquoi teniez vous tant à quitter l'Allemagne, vous n'avez plus de famille là-bas ?


Je regarde Bill... C'est vrai ça on à personne à part notre mère ?

Bill : ...Non...
Chef sécurité : Comment se fait il que vous n'ayez pas été pris en charge par un foyer ?
Tom : Nous sommes partis directement après sa mort, personnes n'était au courant.
Chef sécurité : Mais que s'est-il passé bordel de merde, vous vous foutez de moi ! Donnez moi votre nom, prénom et votre âge.
Tom : Tom et Bill Kaulitz dix huit ans.
Chef sécurité : Bien ne bougez pas je vais me renseigner à votre sujet.


Je vois Bill qui devient de plus en plus blanc. Quelques minutes plus tard le chef revient.

Chef sécurité : Je suis désolé pour votre mère... Il fallait me préciser que vous aviez été victime d'un cambriolage qui a dérapé.
Tom & Bill : ...
Chef sécurité : Combien étaient-ils ?
Bill : Qui ça ?
Chef sécurité : ..... Les cambrioleurs... Attendez, c'est bien un cambriolage n'est ce pas ? Vous n'avez rien avoir avec ça j'espère.
Bill : Non ! Jamais !
Chef sécurité : Doucement garçon, je ne t'accuse pas !
Tom : Ils... Ils étaient quatre...
Chef sécurité : Comment avez-vous fait pour vous échapper ?
Tom : On a entendu maman crier, nous étions à l'étage, les voleurs ne savaient pas qu'on était là et ils n'ont pas pris le temps de vérifier. J'ai voulu descendre mais du haut de l'escalier j'ai pu voir qu'ils étaient armés. Donc j'ai fait marche arrière et quand j'ai entendu maman hurler j'ai compris que c'était fini... Ils ne sont pas montés de suite alors on en a profité pour faire nos bagages et récupérer l'agent de maman dans son coffre puis nous sommes partis par le garage.
Chef sécurité : Bon sang... Où va le monde... Dans tous les cas vous allez retourner en Allemagne ou vous serez pris en charge par un foyer. Vous prendrez le premier avion à 6h45 demain matin. En attendant on va tout de même vous fouiller et vous passerez la nuit dans une cellule au poste le plus proche.


Je sens Bill me prendre par la main et se crisper... Il redoute le retour en Allemagne. Moi aussi à présent j'ai une boule dans la gorge.

*
Nous voilà de retour à l'aéroport où un mec d'une vingtaine d'années nous attend. Pas très discret avec son panneau « Bill, Tom par ici »... On s'avance vers lui.

??? : Je suppose que vous êtes Bill et Tom.
Tom : Oui moi c'est Tom et lui c'est Bill
??? : Ok super. Le voyage s'est bien passé ?
Tom : Oui ça va.


Il regarde Bill attendant sa réponse mais rien. Depuis que nous avons quitté l'aéroport du Japon il n'a pas ouvert une seule fois la bouche.

??? : Ok... Moi c'est Georg, je viens juste de commencer le métier alors ne soyez pas trop dur avec moi. Suivez moi on rentre.

Nous le suivons jusqu'à sa voiture en prenant nos valises au passage. Le trajet dure une bonne heure et nous voilà de retour à Hambourg. Aussitôt arrivés Georg nous emmène devant le bureau du directeur.

Georg : Voilà, il doit vous attendre. Il va vous expliquer le fonctionnement de l'établissement. Je vous attends ici, je vous ferai visiter quand vous ressortirez.

Je frappe et entends un « entrez » à travers la porte. J'entre suivi de Bill. Nous nous installons sur les deux chaises devant le bureau. L'homme qui nous fait face doit avoir dans les cinquante ans. Il a des cheveux courts grisonnants brossés en arrière. Le dessus de son crâne est dégarni.

Directeur : Bonjours messieurs. Le voyage s'est bien passé ?
Tom : Oui.
Directeur : Très bien. Bon je vais faire vite, j'ai une réunion dans quelques minutes. Ici il s'agit d'un centre pour jeunes en difficulté. J'entends par là des jeunes n'ayant plus personnes pour les héberger ou prendre soin d'eux, ceux qui se font mettre à la porte et qui n'ont nulle part où aller. Cet établissement les aide à rentrer dans une vie adulte. On les héberge jusqu'à vingt et un ans. Les mineurs reste dans ce bâtiment et vivent avec des éducateurs. C'est comme une grande famille, chacun à sa chambre et tout le monde participe aux tâches ménagères. Le couvre feu est à 23h00. En ce qui concerne les majeurs responsables, ils sont placés dans des petits appartements de l'autre côté de la cour et en centre ville. Ils reçoivent quatre cents euros par mois pour faire leurs courses. Ils n'ont pas à payer de loyer, d'eau ou d'électricité, ils sont totalement pris en charge. Par contre nous les obligeons à trouver un travail pour toutes les vacances scolaire. Il faut qu'ils aient l'habitude de travailler et de mettre de côté pour ainsi se prendre un appartement lorsqu'ils auront vingt et un ans.... Vous avez des questions ?


...

Tom : Non.

Il soulève une feuille sur son bureau qu'il met de côté et prend celle qui se trouvait au-dessous.

Directeur : Alors... Tom et Bill Kaulitz... Vous avez dix huit ans mais vous allez rester ici une ou deux semaines. Je demanderai aux éducateurs comment ça se passe et si tout va bien vous irez en appartement. Vos numéros de portable ne figurent pas sur ma fiche... Vous n'en avez pas ?

C'est alors que je me rappelle la scène ou je jette les cartes SIM dans les toilettes de l'hôtel.

Tom : Et bien nous avons un portable mais pas de carte SIM.
Directeur : Ce n'est pas un problème je donnerai de l'argent à Georg et vous irez en acheter avec un peu d'unités pour pouvoir nous téléphoner en cas de problèmes. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée messieurs.
Tom : Merci au revoir.


Nous sortons. Georg nous fait visiter, c'est plutôt grand. Au rez-de-chaussée on trouve, une cuisine américaine et le salon dans la même pièce. Puis il y a quatre chambres pour chacun des éducateurs. Et enfin la salle de bain avec les toilettes. A l'étage il y a six chambres avec petite salle de bain et toilettes dans chacune d'elle. Chaque chambre doit faire dix mètres carré.

Tom : Il n'y a personne ?
Georg : Non aujourd'hui c'est journée pique nique. Les autres éducateurs : Maléa, Lucie et Josh ont emmenés les jeunes manger à la campagne.
Tom : Ok et on s'installe où ?
Georg : Alors là c'est qu'il y a eu un petit soucis. Il ne restait plus qu'une chambre de libre donc on y a mis un deuxième lit. J'espère que ça ne vous dérange pas de rester quelques jours comme ça. D'ici une semaine Chris qui est dans la chambre juste à côté de la votre part habiter avec son oncle qui vient d'arriver en ville.


Il nous montre notre chambre où nos valises ont été déposées au pied de l'armoire puis nous laisse nous installer.
Je déballe la mienne et range mes vêtements dans les deux casiers du haut puis m'affale les mains derrière la tête sur le lit près de la fenêtre.

Tom : Aller Bill souris un peu, on va se plaire ici. T'imagines ? On va avoir le droit à quatre cents euros par mois quand nous serons en appart !
Bill : Super... J'vais prendre une douche, je me sens crasseux d'avoir passé toute une journée dans une soute suivi d'une nuit dans une cellule pour tarés.
Tom : Non Bill attends...


Je me précipite dans l'encadrement de la porte de la salle de bain et lui barre la route. Il pose ses mains sur mon torse et me pousse mais je tiens bon et ne bouge pas d'un centimètre.

Bill : Dégages de là Tom !
Tom : Non !


Ses yeux commencent à briller. Je l'attrape par les épaules et le serre contre moi. Il se débat, il essaie de se dégager mais je le tiens fermement, il en a besoin, il a besoin de sentir que je suis là... Et j'en ai besoin moi aussi... Je me sens tellement perdu depuis deux jours.
Il finit par s'agripper à ma taille comme si sa vie en dépendait et pleur bruyamment dans mon cou.

Tom : Chuuut calmes toi, tout va bien se passer...

Il relève sa tête et encre son regard dans le mien.

Bill : Non Tom ! Non ! Tout ne va pas bien se passer. A l'heure qu'il est ils ont déjà dû nous repérer et ils sont probablement en route pour venir nous chercher. Ils seraient foutus de tuer toutes les personnes de cet établissement pour nous avoir...
Tom : ...
Bill : Bon... Je peux allé prendre ma douche maintenant ?


Je desserre mon étreinte puis il s'écarte. Je le laisse passer et retourne sur mon lit. La porte de la salle de bain se referme et l'eau se met à couler. Sentir qu'il y à une présence, surtout celle de Bill m'apaise. Je m'endors.

*
Je suis encore dans cette maison, l'atmosphère est toujours la même, il fait toujours aussi sombre à l'exception de la lune qui a changé de place. Je me rappelle du bébé que j'ai entendu plus tôt alors je vais directement vers les escaliers. Les pleures n'ont toujours pas cessés. Je grimpe pas à pas sans précipitation. Je me dirige au son des sanglots. J'arrive devant une porte. A présent je suis sûr que les pleurs viennent de cette pièce. Alors que je suis sur le point de tourner la poignée, des éclats de voix me parviennent du fond du couloir sur ma gauche. On dirait deux personnes en train de se disputer, une dispute violente. Je marche sans faire de bruit vers la porte entre ouverte au fond du couloir. Je regarde dans l'entre bâillement. Je vois un homme, il y a quelqu'un avec lui. Je pousse légèrement la porte pour mieux voir ce qu'il se passe. C'est une femme qui est face à lui. Elle est en pleure.

??? : Pourquoi ! Pourquoi as-tu fait ça ?!!
??? : Fermes là pauvre conne ! C'est de ta faute, tu crois qu'on a pas assez de problèmes d'argent comme ça ?! Un seul suffisait amplement !!
??? : Tu n'es qu'un monstre ! Tu croix peut être que c'est moi qui ai choisi ? Tu te rends compte que ça va le briser le jour où il apprendra que tu as...


*
Tom... Tom... Tom !

Bill : Tom... Réveilles toi on mange, tout le monde est revenu, tu ne vas pas me laissé y aller tout seul quand même.
Tom : Je... Euh oui, le temps de me rafraîchir et j'arrive.
Bill : Dépêches toi ça fait déjà dix minutes que Georg nous a appelé.
Tom : Ouais... Ouais ok


Je me lève tout moite, mon t-shirt me colle à la peau. J'ouvre mon placard pour en choisir un propre.

Bill : Ca va ? Tu transpires. Tu as fait un cauchemar ?
Tom : Euh... Je ne sais pas si on peut appeler ça un cauchemar... Ca ne faisait pas peur, ce n'était pas désagréable mais c'était plutôt... Angoissant et...intrigant.
Bill : Racontes moi...
Tom : Ca fait la deuxième fois que je rêve d'un gosse qui pleure, mais cette fois il y avait deux personnes qui se disputaient violemment...
Bill : A propos de quoi se disputaient-ils ?
Tom : Euh... Je... Je ne sais plus...


Parfois ce qui était clair en rêve n'a soudain plus aucun sens. Je me rafraîchis le visage avec un peu d'eau puis nous descendons.

Georg : Vous voilà enfin tous les deux. Aller hop à table. Les jeunes, je vous présente Bill et Tom.

Tout le monde salut poliment. J'aurais voulu être à côté de Bill pour ne pas être trop dépaysé mais il ne reste plus que deux places séparées l'une de l'autre. Je me retrouve donc à côté d'un petit blondinet et Bill le p'tit veinard, à côté d'une magnifique brune. Le repas se passe extrêmement bien contrairement à ce que j'ai pensé en quittant la chambre tout à l'heure. Ils sont tous chaleureux et respire la joie de vivre ; Ils sont passés outre leurs problèmes et vont de l'avant sans se retourner. Les éducateurs sont super sympa et très compréhensifs. J'ai même pu faire connaissance avec le blond à ma droite. Il s'appelle Gustav et si il est ici c'est parce que ses parents ont découvert une seringue dans la salle de bain. Elle ne lui appartenait pas, elle était à son frère aîné Matt. Il a bien essayé de le leur dire mais ils n'ont rien voulu savoir. Pour eux Matt était bien trop sage, du moins en apparence. A ce que m'a dit Gustav il était du genre gosse de riche : Poli, bien coiffé, bien habillé : chemise, cravate petit gilet ; Mais dans le dos de ses parents il était infernal. Il les insultait en disant qu'ils étaient naïfs et qu'ils n'étaient rien d'autre que des lèches bottes.

Gustav : Un vrai manipulateur ! Si tu le voyais, on a envie de lui foutre des baffes !

Je jette un petit coup d'½il dans la direction de Bill qui est en pleine discussion avec la brune. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Ca fait plaisir de le voir comme ça. Le repas se termine dans la joie et la bonne humeur. Ce soir ce sont les éducateurs qui font la vaisselle.

Je monte dans notre nouvelle chambre prendre une douche, me laver les dents et en quelque sorte me mettre en pyjama. Un boxer et un t-shirt feront l'affaire. Je me couche dans des draps frais et parfumés. Je me sens bien ici seul, un peu de solitude n'est pas de refu après ces deux jours mouvementés. Malheureusement quelqu'un vient me déranger.

Tom : Entrez...
Georg : Désolé de te déranger il me faudrait votre numéro de portable à ton frère et toi.
Tom : On a un portable mais pas de carte SIM. Le directeur ne t'en a pas encore parlé ? Il a dit qu'il te donnerait de l'argent pour que tu nous emmènes en acheter avec un peu de crédit par la même occasion.
Georg : Bien je vais aller le voir. Dors bien.


Avant qu'il referme entièrement la porte je lui demande :

Tom : Georg...
Georg : Oui ?
Tom : On est quel jour déjà ?
Georg : Dimanche pourquoi ?
Tom : Oh comme ça... Il n'y a pas cours demain ?


Il fronce les sourcils.

Georg : ... C'est les vacances, t'as oublié ?
Tom : Euh...


Il rit.

Georg : Je pensais que c'était vraiment la dernière chose qu'un ado pouvait oublier ! Aller bonne nuit gros.

Il referme la porte et j'entends dans le couloir un vague « bonne nuit ». La porte se réouvre sur un Bill rayonnant. Il se dirige vers la salle de bain quand je l'arrête :

Tom : Ben alors ! Tu ne me racontes pas comment ça s'est passé avec ta nouvelle copine ?

Ill me sourit.

Bill : Si tu y tiens !

Il vient se mettre à califourchon sur moi par-dessus la couette.

Bill : Elle s'appelle Lola, elle a dix sept ans et elle est ici depuis deux semaines. Elle adore mon look et m'a demandé des conseils en matière de maquillage... elle me plait beaucoup !

Je souris à mon tour.

Tom : Super je suis content ! Au fait, tu es obligé de toujours nous mettre dans des positions... Enfin tu vois !

Il se marre.

Bill : Et ben ! Je vais vraiment finir par croire que je te fais de l'effet !
Tom : Hé ! C'est moi qui devrais dire ça, c'est toujours toi qui me plaques contre des caisses ou qui me monte dessus.


Il s'arrête de rire et hausse un sourcil comme il a l'habitude de le faire.

Bill : Euh t'as pas oublié qu'on est frère hein ?
Tom : Au cas où tu n'aurais pas remarqué, on ne se ressemble pas du tout et j'ai vraiment du mal à me faire à l'idée qu'on est jumeaux, donc si tu continues à me chauffer comme ça, je te préviens que je n'hésiterai pas à te sauter dessus !!


Ses yeux s'arrondissent et sa bouche s'entre ouvre, bref il a une tête complètement paniquée. Impossible de me retenir plus longtemps, j'éclate de rire. Il fronce les sourcils.

Bill : Quoi tu trouves ça drôle ?!
Tom : Si t'avais vu ta tête ! Je déconnais hein !
Bill : 'Tain t'es trop con, j'ai faillit te croire en plus !
dit-il en me donnant une claque sur le torse.

Il se lève et part se démaquiller avant de se coucher à son tour. Finalement je ne déconnais pas tant que ça, c'est vrai j'ai du mal à voir un frère en Bill, il est bien trop différent de moi physiquement. Tout ce que je vois c'est un être qui me guide à travers cette vie que je ne connais plus, un être à qui je me suis attaché, avec un look excentrique et une apparence plus efféminée que jamais. Un être qui me rassure et qui me donne l'affection dont j'ai besoin à travers ses petites positions ou gestes quelque peu déplacés. Sait-il à quel point il me devient indispensable pour avancer ?

Tom : Demain Georg nous emmène acheter des nouvelles cartes SIM.
Bill : D'accord.
Tom : Au fait Bill, C'est les grandes ou petites vacances ?


Il se relève brusquement sur un coude en me regardant avec un regard interrogateur.

Bill : Tu t'en souviens ?!!
Tom : Non c'est Georg qui me l'a dit...
Bill : Ah... Ce sont les grandes vacances. Dit-il déçu

Tom : Merci. Bonne nuit.

Je le vois se lever et rapprocher son lit du mien.

Tom : Tu as peur du croquemitaine ?
Bill : Pfff mais non gros bêta !


Il se recouche et prend ma main.

Bill : J'ai besoin de sentir que tu es là c'est tout, je ne te chauffe PAS !

J'éclate de rire.

Tom : Je ne savais pas que tu étais resté là-dessus !
Bill : gnagnagna ! Bonne nuit.


Je m'endors rapidement dans cet endroit qui m'apaise et cette nouvelle chambre qui n'est qu'ordre, douceur, calme et voluptée.

*
Je suis dans le bus en route pour le centre ville. Bill n'a pas voulu venir préférant rester avec Lola et j'ai dit à Georg que je préférais y aller seul. C'est étrange... Il y a quelques jours, je ne me souvenais même pas quel chemin prendre pour sortir de la ville alors qu'aujourd'hui C'est limite si je la connais par c½ur. Quand j'ai dit ça à Bill il était fou de joie. Je me demande si je dois l'être autant que lui. En temps normal je devrais être content de constater que ma mémoire revient petit à petit, pourtant c'est tout le contraire, ça me fait peur. Je ne veux pas me souvenir de ma mère si c'est pour souffrir et culpabiliser en me disant qu'elle est morte à cause de... moi. Oui c'est ça, de moi car je suis le seul fautif dans cette histoire, si je n'avais pas eu d'accident tout irai très bien. Certes nous serions toujours dans cette putain de secte mais au moins maman serait toujours en vie et Bill serait heureux. D'ailleurs en ce qui concerne l'accident je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé avant pour que je marche sur une petite route de campagne seul dans la nuit. Est-ce que je m'étais disputé avec Bill, avec ma mère, ou est-ce une toute autre raison...?

Je descends à mon arrêt et entre dans le premier tabac et magasin mobi store que je voie. Après avoir acheté les cartes SIM et les unités je me mets à déambuler dans les rues sans destinations précises. J'ai l'impression de ne pas être sorti depuis des mois. Je m'arrête par ci et par là pour redécouvrir les boutiques quand une au coin d'une rue retient vivement mon attention. L'enseigne au dessus de la porte indique « Mega Sono ». Des instruments à quatre cordes sont disposés tout le long de la vitrine. Je suis persuadé d'en avoir déjà tenu une entre mes mains. Je me décide à entrer. Au fond se trouve une BC RICH Zombie grise qui d'ailleurs est... Ouaw tout simplement. Sur ma gauche se trouve plusieurs guitares positionnées en ligne tout aussi magnifique les unes que les autres mais une attire particulièrement mon regard. Celle-ci détrône toutes les autres, c'est la perfection incarnée...
Je suis comme hypnotisé et ne la quitte pas des yeux au fur et à mesure que je me rapproche d'elle. C'est une superbe Gibson LES PAUL suprême blanche aux mécaniques, micros, chevalet et boutons de contrôle dorés. Je ne me retiens pas et pose délicatement mes doigts dessus. Je les laisse glisser sur les cordes d'acier puis sur cette caisse si lisse et brillante. Ce contact me fait frissonner. Mon touché en devient sensuel, c'est comme quand on touche une femme : c'est doux, c'est passionné, c'est désiré... Oui à cette instant je la désire plus que tout, je la veux à tout prix mais mon c½ur rate un battement quand mes yeux trouvent l'étiquettes indiquant le prix de cette divinité. Deux mille cinq cent quatre vingt dix neuf euros... Rien que ça ! C'est bien trop au-dessus de mes moyens. Une voix interrompe ma contemplation.

??? : Sais-tu que tu pourrais te l'offrir.

Je me retourne un grand type me fait face. Il est vêtu d'un costume noir avec une cravate violette. Il a les cheveux mi-longs blond platine coiffés en arrière sûrement à l'aide d'un pot de gel tout entier. C'est sûr il n'a pas plus de trente ans.

Tom : Ah bon ? Et comment ?
??? : J'ai un petit travail pour toi, suis moi.
Tom : Désolé mais je ne vais pas suivre le premier mec qui me propose un boulot sans même connaître mes compétences.
??? : Tu la veux cette guitare oui ou non ?!


Je me retourne vers la concernée et me remémore le sensation que j'ai eu en la touchant.
Je finis par accepter et le suis jusque dans une petite ruelle située à côté d'un sex shop. Au fond se trouve une porte en fer. Il frappe. Elle s'ouvre sur un homme très grand qui s'écarte pour nous laissé passer. A l'intérieur se trouve des escaliers menant plus bas. Je ne vois pas ce qu'il y a au fond, il fait beaucoup trop sombre.

??? : Descends.

Son ton est glacial

Tom : Hé une minute ! Je ne vous connais pas et je ne sais pas ce qui se trouve en bas, vous ne croyez tout de même pas que j'allais vous suivre là dedans !
??? : Tu n'as pas le choix Tom...
Tom : Comment connaissez vous mon nom...
??? : Voyons Tom, tu ne reconnais pas ton ami ?


Je recule lentement, il commence vraiment à me faire flipper.

Tom : Ami ? Mais... Mais qui êtes vous ?

Il regarde l'homme près de la porte et hoche la tête. Celui-ci se précipite vers moi et par je ne sais quelle manipulation, il me bloque les bras dans le dos. Ca fait mal, je gémis de douleur.

Tom : Aaah ! Mais qui êtes vous bordel ! Lâchez moi je n'ai rien fait !
??? : Enfin Tom c'est moi... Kyro...


Je pense que là je peux vraiment commencé à avoir peur...


Miliie-yaoi => Ton commentaire est très plaisant il me ravigote même. Moi qui n'étais plus très motivé bas me voilà regonflé ! ^^ Pour la déco c'est vrai c'est moche mais je n'ai pas le choix. Au lycée (je n'ai pas internet chez moi) il n'y a pas le flash truc pour pouvoir la personnaliser mais je pense pouvoir le faire pendant les vacances chez ma môman. J'espère que tu me donneras ton avis ;) et en ce que concerne l'écriture sur la photo : siiii c'est la mienne mais pour ma défense j'étais coincé entre un mur et une table, j'écris mieux avec un stylo encre et pour finir je suis un mec... les mecs écrivent très mal xD Je suis très heureux que l'histoire te plaise et j'espère que ce chapitre ne t'a pas déçu :)

# Posté le lundi 24 novembre 2008 03:05

Modifié le mardi 30 décembre 2008 09:31